Press Book: 7 sur 7

« Tout juste un an avant les jeux Olympiques de Londres, Jean-Michel Saive, plusieurs athlètes européens, des personnalités sportives et politiques ont célébré mercredi dans la capitale londonienne le compte à rebours marquant ‘365 jours’ avant la cérémonie d’ouverture le 27 juillet 2012. Pour le pongiste liégeois, 41 ans, il s’agira de sa 7e qualification pour les JO: “j’en ai pleuré”, avouait-il mercredi.

 

“Avec ma toute première qualification en 1988 (pour Séoul en Corée du Sud), c’est ma plus belle”, expliquait Jean-Michel Saive, l’un des premiers athlètes belges à avoir assuré sa présence à Londres l’an prochain. “Après le championnat du monde, il fallait certes attendre la publication officielle du classement mondial, mais j’étais qualifié pour les JO. A l’issue du dernier match (au 2e tour), j’en ai pleuré. Peu l’on vu, mais c’était tellement beau. Après tous les efforts fournis et le travail enduré, l’émotion était trop forte.”

 

Jean-Michel Saive explique aussi savourer pleinement le moment, se souvenant aussi qu’il y a 4 ans, pour les JO de Pékin, un incroyable imbroglio dans les classements mondiaux (d’abord qualifié, puis non) avaient émaillé sa qualification le poussant à disputer un tournoi de barrage pour rejoindre Pékin. “Ce que me fait toujours dire que cela va être mes 7e jeux, mais je me suis qualifié 8 fois sur le terrain. Deux fois, il y a quatre ans.”

 

“Alors oui, je savoure pleinement le moment”, expliquait-il mercredi. “Cela reste une passion et un plaisir plutôt qu’un métier. C’est une grande fierté aussi, d’y être, d’avoir pu se qualifier. Je ne dis pas facilement, mais rapidement. Grâce à de bons résultats, des quarts de finale en ProTour, un quart à l’Euro, le Top 12, une finale au Maroc. Mon frère (Philippe) m’a dit: ce n’est peut-être pas ton plus beau résultat sportif, mais c’est ton plus bel exploit sportif. Surtout avec mon jeu, très physique, qui demande beaucoup d’énergie. Maintenant, je suis sans pression. Je n’ai plus cette obligation de résultats comme il y a quelques années. Je ne serai plus numéro 1 mondial, il faut rester réaliste. Mais je veux être performant. Je ne veux pas non plus que l’on dise: ‘qu’est-ce que ce vieux fait encore là ?’ C’est la première fois aux JO qu’il n’y a que deux représentants par pays. Il n’y a que deux Chinois donc. Puis Timo Boll. Après, tout est possible. J’ai déjà la tête aux jeux. Je veux soigner mon classement, si possible l’améliorer et figurer dans le top 16, ce qui m’octroierait le statut de tête de série à Londres. Cela trotte dans la tête…” (…)

 

A 41 ans, Jean-Michel Saive ne sait pas encore jusqu’où sa carrière le conduira. Le Liégeois poursuivra en tous les cas jusqu’en 2013, avec en ligne de mire, comme ultime point d’orgue, les championnats du monde à Paris ? “Ce serait beau”, se contente-t-il de dire. “Si mon corps le permet, je continue jusque là. Il y a la Coupe du monde à Liège, organisée par mon frère, pourquoi pas encore un top 12, puis les Mondiaux à Paris. Et puis, 2013, ce sont mes 30 ans de carrière. J’ai commencé à 13 ans, en 1983 aux Mondiaux à Tokyo.” »